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Alphabétisation et développement durable

Lundi 31 Mai 2010 - 20:20:8

Le développement communautaire, dans le contexte de mondialisation, reprend donc de manière fort juste et éloquente le leitmotiv : « Penser global, mais agir local ». Autrement dit, il s’inscrit dans le cadre du développement durable de l’humanité tout en étant axé sur le niveau local.

 

Cela est une des voies alternatives avec les OMD pour réduire l’extrême pauvreté et la faim qui se traduisent par 1,4 milliard d’individus dans le monde et 50% des travailleurs vivant  avec moins d’un dollar par jour selon les chiffres de la Banque Mondiale 2005.

 

Le respect des principes et la responsabilité de tous pour le développement

Le développement communautaire, comme domaine prioritaire de l’ONG Formations Nouvelles, ne va pas sans le respect certains principes d'équité sociale, d'écologie, de responsabilité et de participation des populations locales. Mais quelle participation des populations locales si elles ne savent ni lire, ni compter, pour gérer des informations et prendre des décisions visant à résoudre leurs problèmes en tant que membre d’une famille et citoyen ?

 

C’est vraisemblablement à ce niveau que la pilule est difficile à avaler. Le recensement général de la population au Gabon de 1993 a révélé que sur 48 160 jeunes de 15 ans dans la province de l’Estuaire, 37 792 sont sans instruction en ville. Dans les provinces à fortes populations rurales telles que le Moyen-Ogooué, la Ngounié, le Woleu-Ntem, l’Ogooué-Lolo, les chiffres sont alarmants.  Dans la Ngounié par exemple, 14 990 jeunes de cette tranche d’âge sont sans instruction en zone rurale et 8 095 en zone urbaine. Dans le Woleu-Ntem, 16 618 jeunes en zone rurales sont sans instruction et 4 756 en zone urbaine.

 

La promotion de l’alphabétisation pour le développement

A l’heure où le Gouvernement se tourne résolument à faire du Gabon un pays émergent, il serait judicieux de ne pas perdre de vue le support sur lequel toute politique d’émergence et développement durable devrait s’appuyer : l’éducation et la formation des communautés locales ; car l’analphabétisme pourrait constituer un frein à l’atteinte des objectifs visés.

 

L’analphabétisme disons-nous sous toutes ses formes. Sous la forme des travailleurs ne maîtrisant pas l’outil informatique ; sous celle des citoyens ne connaissant pas leurs droits et ne remplissant pas correctement leur devoirs ; sous le visage des usagers des transports en commun qui bousculent des personnes âgées, des femmes enceinte ou des enfants au lieu de céder le passage et la place à ces personnes vulnérables ; et enfin sous la facette des populations riveraines qui transforment des cours d’eau ou des lieux publiques en véritables dépotoirs.

 

Le problème des moyens financiers pour le développement : non à l’exclusion des populations locales

 

Si les communautés qui se définissent comme des groupes, des collectivités concrètes, des processus d’identification collective supposant un certain niveau d’intégration et pouvant agir en tant qu’acteur pour des intérêts communs, n’ont pas les moyens de se prendre en charge, il demeure néanmoins qu’elles doivent jouer un rôle prépondérant dans toute politique de développement impactant sur leur milieu de vie et leur environnement. Même sans moyens financiers !

                                               

Trop souvent, les décideurs ou les détenteurs de capitaux investissent pour des programmes de développement sans véritablement prendre en compte ou impliquer les communautés locales. Cela constitue un facteur d’échec de ces politiques et programmes. D’où l’invite de l’ONG Formations Nouvelles pour changer les pratiques et méthodes.

 

Le développement communautaire ne s’oppose pas au développement social qui est un des piliers du développement durable et qui veut dire investir dans les ressources humaines, faire la promotion de la responsabilité des citoyens, et renforcer les familles. C’est par exemple à travers le développement social ou communautaire que nous pouvons juger de l’impact social des politiques publiques. Rien n’est perdu, tout est possible ! Il est possible de résoudre les problèmes des populations !

 

L’urgence des actions synergiques pour le développement

Les problèmes auxquels sont confrontés les populations du Gabon notamment l’accès à l’eau potable, à l’éducation, à l’électricité, aux soins de santé, au logement, à l’emploi et aux TIC que ce soit dans les grandes villes ou dans les villages imposent une action urgente. Cette action passe par la collaboration multisectorielle entre les individus et les organisations impliqués dans les questions d'intérêt public. Il en va de la survit locale et de celle de l’humanité entière. Ne dit-on pas dans nos langues bantou : « un seul doigt ne peut pas laver tout le visage ». Alors, c’est de manière synergique et concertée, avec et pour les populations à alphabétiser (fonctionnellement et professionnellement) que nous nous développement durablement notre pays en tenant compte des besoins présents sans priver les générations futures.


Commentaires

Votre commentaire
Seydou Amani Mercredi 9 Juillet 2014 - 16:2:48

Avis partagé

En tant que cadre de l'alphabétisation, je parte vos avis sur la question car l'alphabétisation est "l'angrais invisible dont a besoin tout développement pour prendre racine et être durable".
Seydou Amani Mercredi 9 Juillet 2014 - 16:2:47

Avis partagé

En tant que cadre de l'alphabétisation, je parte vos avis sur la question car l'alphabétisation est "l'angrais invisible dont a besoin tout développement pour prendre racine et être durable".
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